Après une longue interruption (3 ou 5 ans) due à un imbroglio melant politique locale, élus, époux et épouse et sans doute bien d'autres choses, le vélorail est enfin de retour pour la prochaine saison: tout le monde doit se féliciter de cette décision et se réjouir de la nouvelle affectation d'une ancienne voie ferrée ,qui de Neussargues permettait de rallier Paris via Bort les Orgues.
Quelques interrogations méritent toutefois d'être posées, sans vouloir minimiser les efforts de ceux qui auront permis ce redémarrage.
La première concerne le statut juridique retenu, à savoir une association Loi 1901: est-ce la meilleure façon d'assurer la viabilité de l'entreprise ? J' en doute. Trop souvent, sous couvert de bénévolat et de chasse aux subventions, cette forme juridique permet la constitution de petits fiefs locaux dont ls roitelets qui se trouvent à leur tête instrumentalisent l'objet social pour des dessins moins nobles et jamais avoués (D'où peut être les péripéties antérieures...) Ne voyons pas dans ce qui précède, une condamnation en soi de l'association Loi 1901.
La seconde interrogation porte sur les périodes d'ouverture: tous les jours en Juillet et Août et Vendredi-Samedi et Dimanche en Mai, Juin, Septembre et Octobre. Depuis trente ans, les incantations succèdent aux incantations pour allonger la saison touristique, développer une politique d'accueil, affirmer le caractère d'industrie qu'aurait le tourisme, etc, etc....
J'avoue ma perplexité quant à faire dans ces conditions du vélorail, "un véritable levier pour le développement économique du pays" (sic). D' autant plus, que "les vélorails ne peuvent circuler par temps de pluie ni par temps d'orage" (La Montagne du 03 Mai). Question:compte tenu du climat du Cantal, pendant combien de jours notre levier peut-il raisonnablement jouer son rôle???
La dernière interrogation concerne l'activité elle même: le vélorail, pourquoi pas. Mais compte tenu de ce qui vient d'être dit, compte tenu également d'objectifs clairs ("cela va faire revivre le pays", "valorisation du Cantal" etc...), on peut rester dubitatif.
Ne pouvait-on envisager autre chose qu'une activité temporaire?
J'aurais mieux vu pour ma part un itinéraire permanent, bénéficiant aux visiteurs de la région mais aussi aux résidents du département: vélo (il n'existe quasiment pas d'itinéraires sécurisés pour cette pratique avec des enfants), roller (il n' y a rien ou presque pour les ados: le tourisme, devrait aussi prendre en compte les jeunes...), ski à roulettes (voilà un bel objet d'entrainement pour les clubs sportifs, toutes disciplines confondues)et pourquoi pas raquettes et ski de fond en fonction de l'enneigement.
Au lieu d'une mono activité saisonnière,, on aurait la possibilités de plusieurs pratiques tout au long de l'année,pratiques autour desquelles ont aurait sans doute plus de chances de greffer des activités annexes et conforter celles qui existent et tentent de survivre.
Force est de constater que la réflexion économique fait souvent défaut à ce pays: souhaitons néammoins du succès au vélorail et de l'enthousiasme à ses concepteurs