samedi 23 février 2008

VINS D'AUVERGNE

Des vins en AUVERGNE ?
Classés VDQS (Vins Délimité de Qualité Supérieure) par un décret de 1951 modifié en 1977, les vins d'Auvergne existent bien et le font de plus en plus savoir. 53 communes environ accueillent cette production sur près de 400 hectares situés à une altitude qui ne dépasse pas 500 mètres.
Pour les vins rouges, les cépages utilisés sont le gamay et le pinot noir; le chardonnay quant à lui est à la base des vins blancs.

Quelles sont les appellations de ces vins?

  • MADARGUE, CHATEAUGAY et CHANTURGUE sont produits dans la région située entre RIOM et CLERMONT FERRAND.
  • Au Sud de CLERMONT FERRAND, on trouve le CORENT.
  • La région au Sud d'ISSOIRE produit les vins de BOUDES

Et le CANTAL ?
Peu ou pas de vignes dans le CANTAL si ce n'est l'appellation VINS D'ENTRAYGUES ET DU FEL sur une superficie de 20 hectares environ essentiellement sur les terres aveyronnaises. Une infime partie de cette production concerne le CANTAL, sur les terrasses schisteuses du FEL. Les cépages sont le Fer servadou et les Cabernets franc et sauvignon pour les vins rouges, chenin et mauzac pour les vins blancs.

Seulement voilà, une ordonnance de 2006 prévoit la suppression de l'appellation VDQS, ordonnance dont l'application devrait intervenir le 31 Décembre 2011: que vont devenir nos vins locaux ?.
Des AOC comme certains producteurs l'espèrent alors même que cette catégorie est de plus en plus mise en cause du fait de l'hétérogénéité des produits qu'elle accueille ainsi que de son manque de lisibilité ? Des "Vins de Pays" à la connotation "terroir" plus marquée et bien dans l'air du temps?

Independamment de toute classification, il existe encore des gens qui veulent croire à des vins locaux, tels ceux produits depuis 4 ou 5 ans sur les "palhas" ou terrasses de Molompize dans le Cantal: un beau sujet de découverte lors de prochaines randonnées à pied ou à VTT

jeudi 14 février 2008

Biodiversité, semences et plants

Il suffit de parcourir les rayons "fruits et légumes" des supermarchés et autres primeurs, de jeter un coup d'oeil aux propositions des jardineries, pour s'apercevoir que le nombre de variétés proposées est des plus restreint. Partant de ce constat, certains s'affairent à sauvegarder et promouvoir des variétés anciennes; plusieurs particuliers et associations militent et agissent en ce sens: KOKOPELLI est de celles-ci.
Toutefois, vendre des semences et des plants de végétaux non inscrits au catalogue officiel est illégal: c'est ce qu' a confirmé la justice en condamnant KOKOPELLI à verser 12000€ au semencier Baumaux et 23000€ à l'Etat français. Une telle décision succédant aux discours sur la biodiversité prononcés lors du grenelle de l'environnement prête à sourire. Encore plus amusante est la déclaration de la secrétaire d'Etat N. Kociusko-Morisset, selon qui "KOKOPELLI remplit une mission de service public": et la même de s'interroger sur la pertinence de la réglementation en vigueur.
Mais au fait que dit la réglementation? Dans les grandes lignes,retenons que ne peuvent être échangés ou commercialisés que les semences et plants de variétés inscrites au catalogue officiel. L'inscription ne peut intervenir qu'après une batterie de tests portant sur la distinction, l'homogénéité, la stabilité ainsi que les valeurs agronomiques et technologiques des variétés. Pour l'histoire, retenons que l'instauration de ce catalogue date de 1932.
Loin d'être gratuite, cette inscription est des plus onéreuses: 6000€ pour certaines céréales, somme à laquelle peut s'ajouter 2000€ pour le maintien en catalogue pour les 10 ans à venir. On voit bien que le grand nombre de variétés anciennes ainsi que le faible volume de transactions qu'elles induisent rendent tout à fait impossible le paiement de sommes astronomiques qui garantissent pourtant la légalité des opérations d'échange et de commercialisation.

Pour autant, il parait normal que la puissance publique se préoccupe de la qualité des semences et plants mis sur le marché de façon à ce que l'acquéreur ne soit ni déçu ni trompé quant aux résultats obtenus: c'est sans doute là la raison d'être originelle du catalogue officiel. Mais quelques décennies plus tard et quelques géants de l'agroalimentaire et semenciers en plus font qu'il convient sans doute de repenser la loi de façon à ce que la diversité de nos produits alimentaires devienne une réalité pour le plus grand bien sans doute des temps futurs.

jeudi 7 février 2008

UNE BELLE JOURNEE AU PUY MARY

Partis du Col de Serre, le groupe "Raquettes" et le groupe "Ski de Fond" se sont dirigés vers le Puy Mary qui domine de ses 1787 m. le cirque glaciaire d'Eylac qui clôt la vallée de l'Impradine.
Les récentes chutes de neige conjuguées à un soleil généreux nous ont proposé un cadre splendide qui mettait en valeur, le massif du Sancy enneigé dans le lointain: le Puy de Sancy (1885 m.) est le point culminant de l'Auvergne et du centre de la France.
Grâce à une neige souple les raquettes ont pu accéder sans risque à la crête qui domine la vallée de la Jordanne et offre un superbe panorama sur le Griou et le Plomb du Cantal (1855 m.): c'est sur ce dernier sommet que nous organiserons une randonnée dès demain matin.
Les skieurs ont pu contempler les cascades de glace qui ornent le flanc Nord du Puy Mary:pas d'escalade de cascades aujourd'hui, compte tenu de la douceur ambiante. Par contre quelques intrépides s' amusaient dans la goulotte de la brêche de Roland.
Ni chamois ni marmottes, mais quelques petits lutins venus à la montagne apprendre le ski de fond.

Pour en savoir plus sur le secteur du Puy Mary: http://hautcantalpuymary.blogg.org/